Les cantons urbains sont le fruit de découpages aléatoires où l’arbitraire le dispute au calcul et l’ignorance parisienne à la poésie administrative. Mais malgré ce handicap primordial on s’attache à ces territoires mal formés auxquels on trouve au fil des années des vertus. On s’attache surtout à leurs habitants qui en sont l’âme et les font vivre.
Le Canton de Gap Sud-Est (si joliment nommé n’est il pas ?) n’échappe pas à la règle et j’y suis accroché comme une arapède à son rocher.
Le canton de Gap-Sud-Est à l’intérieur de la ville est bordé au nord par la voie ferrée et la gare, puis à l’ouest les rues des Jardins, du 15/9 et d’Abon font limite avant que la LUYE ne prenne le relais jusqu’aux confins de la commune de GAP. A l’extérieur ses voisins immédiats sont La Rochette, Rambaud, Jarjayes et Lettret tout au sud.
Tout autour les exploitations agricoles ; vers la route de Rambaud, au delà des collines de Saint-Mens et de Sainte-Marguerite. Au cœur, l’hypercentre gapençais avec la cité administrative Desmichels, la gare, le Musée, la Pépinière poumon de la ville et entre les deux se calent le commerce et l’artisanat aux Fauvins/Tokoro, se nichent de larges lotissements résidentiels, des ensembles d’habitat social. Le canton de Gap Sud-Est est un territoire de contraste attachant et vivant qui regroupe des hommes et des femmes riches de leur diversité.
Plus peuplé que la majorité des cantons des Hautes-Alpes, ses habitants résident en HLM (à Molines, Beauregard, la Blache ou encore Kapados…), en habitat individuel ou même rural vers Treschâtel et La Palud.
Gap Sud Est c’est l’activité économique.
Une large part du canton est occupée par la première zone commerciale du département qui permet aux Gapençais et au Haut-Alpins de trouver presque tout ce qu’offre notre société à la boulimie consumériste de notre temps. Mais aussi ce qui permet d’agréger de nombreux services ( santé, services bancaires, restauration,
loisirs…) , tandis qu’on trouve tout près de là dans les exploitations agricoles du canton un des plus gros cheptels bovins des Hautes-Alpes et bien d’autres activités agricoles qu’il faut préserver en leur garantissant l’espace nécessaire ; là se trouve aussi le lycée agricole des Eméyères qui forme les futurs exploitants et techniciens des Hautes Alpes et bien au-delà.
Gap Sud Est, c’est aussi le sport et la culture.
Le canton compte un grand nombre d’équipements culturels : Archives et Musée Muséum départemental que nous avons largement ouvert au grand public depuis cinq ans par la programmation, l’accueil, mais aussi grâce à la gratuité que nous avons instaurée, Le Cube au cœur du canton et la Passerelle à sa marge offrent spectacles et divertissements, le Lieu Alternatif Protéiforme ajoute sa touche avant-gardiste.
Le sport n’est pas en reste, La patinoire de Gap avec ses rapaces champions de France mais aussi le patinage artistique et
ses jeunes prometteurs, le stade Bayard qui n’accueille plus les matchs de rugby mais qui contribue aux entraînements et au sport scolaire, la diversité des chemins qui permettent les pratiques de plein air jogging, VTT, équitation, promenade et les terrains de quartier ou prospère un esprit sportif bon enfant mais compétitif !
Gap Sud Est, c’est la rencontre des générations
Le Centre de Loisirs Maternels qui accueille les enfants le mercredi et pendant les vacances, les crêches associatives dont certaines expérimentent les activités intergénérationnelles; les écoles primaires nombreuses et hélas de plus en plus maltraitées par les suppressions de postes mais qui font au mieux pour éduquer les futurs citoyens; les centres sociaux de Molines et de Beauregard où tous les âges se croisent et se respectent, le Foyer Bellevue et son extension neuve et plus médicalisée de la villa Chabrand font une place digne et chaleureuse à nos aînés.